25ème congrès de l'AFPEN

Montpellier 2017

Virginie MARTIN LAVAUD

Psychologue en milieu scolaire, psychanalyste, Dr en psychopathologie, chargée de cours à l’IPSA, département SHS UCO, Angers, EA 4050.

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Le monstre, un habitant des rêves de l’enfant, messager surprenant de l’accès à la réalité

- Remarquant que certains enfants introduisaient des monstres dans leurs propos, la question « des fonctions du monstre dans la vie psychique » a pris son intérêt dans notre pratique clinique. Si le plus souvent les enfants disent « voir un monstre » en rêves ou dans l’intimité de leur chambre, dans ce temps de solitude existentielle où, cherchant le sommeil, ils sont seuls avec eux-mêmes, d’autres, certes plus rarement, peuvent dire d’eux-mêmes qu’ils sont des monstres ou qu’ils craignent de le devenir. Cette variété d’introduction du monstre dans le discours est en soi à interroger, et ce, d’autant plus, qu’il est intéressant de noter que le monstre possède cette particularité de n’être pas strictement délimité formellement. Il peut en effet présenter de nombreux visages. Aussi pour saisir toutes les implications cliniques que le monstre introduit, nous définirons l’originalité sémantique du mot « monstre » afin de dégager ensuite les fonctions qu’il assume dans la vie psychique des enfants et dans l’élaboration de la réalité.


Références Bibliographiques

- Auteur de :

  • Le monstre : une altération esthétique pour penser l’humain, Topique, 2013, 122, 83-92.
  • Le monstre dans la vie psychique de l’enfant, Toulouse, Erès, 2009.
  • Pourquoi les enfants parlent-ils de monstre ? Psychomédia 2014, 48, 39-41
  • Le monstre comme a-bord du réel in Réel et Réalité, dir. P. Martin-Mattera, Paris, Desclée de Brouwer, 2009.