25ème congrès de l'AFPEN

Montpellier 2017

Conférence simultanée vendredi 22 septembre de 11h15 à 12h

Stéphanie RIGAL

- Diplômée en Sciences de l’Education, elle est Educatrice de Jeunes Enfants depuis plusieurs années déjà dans un Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile (SESSAD), accueillant des enfants présentant des troubles du développement et plus précisément des troubles du spectre autistique.
- Titulaire d’un Master 2 section Psychanalyse et d’un DU portant sur les Troubles des comportements et des conduites chez l’enfant et l’adolescent, elle intervient également en tant que formatrice pour la formation des AESH (Accompagnant des Enfants en Situation de Handicap) dans le cadre de leur mission en milieu scolaire.
- Régulièrement confrontée dans sa pratique à l’accompagnement de jeunes enfants à besoins éducatifs particuliers, elle a développé un intérêt particulier pour la psychopédagogie, les pédagogies actives et le développement psychique du jeune enfant.
- Elle a approfondi son cursus en suivant des formations spécifiques à l’éducation structurée (TEACCH, ABA FONCTIONNEL, PECS, MAKATON, analyse fonctionnelle des troubles du comportement, conduite d’entretien avec les familles d’usagers dans l’approche systémique, l’approche sensorimotrice et les pédagogies « actives » : Freinet, Oury, Montessori, Loczy…).
- Ses recherches personnelles portent sur plusieurs domaines : les adaptations familiales défensives face à l’annonce du handicap, le rôle de l’intervention précoce dans le développement de l’intersubjectivité chez l’enfant autiste et enfin penser une prise en charge des troubles du comportement chez l’enfant en lien avec la théorie de l’attachement.

Face à une expression du « tout corps » chez l’enfant :

penser une autre approche pédagogique

(titre provisoire)
- Les rencontres, dans la relation pédagogique, avec des enfants « troublés », « troublants » et surprenants m’ont conduite à me questionner sur un cadre, une pratique, un regard, une analyse qui n’épinglent pas ces sujets à leur manque, leur handicap, leurs défaillances, leurs troubles, leurs difficultés mais qui ne les dénient pas pour autant et s’appuie sur le lien qu’ils sont capables de tisser avec l’Autre.
- La pédagogie institutionnelle adaptée (Canat, 2007) aux troubles psychiques et cognitifs élaborée en lien avec la métapsychologie freudienne (Freud, 1915) m’a permise d’appréhender différemment les situations pédagogiques et thérapeutiques rencontrées. J’ai élaboré mes recherches en lien avec la théorie de l’attachement.
- Mes références théoriques pour la recherche et dans ma pratique d’éducatrice de jeunes enfants sont essentiellement empruntées à Jacques Hochmann, John Bowlby, Donald Winnicott, Nicole et Antoine Guédeney entre autres.
- On peut faire l’hypothèse que si ces enfants agités, parfois agressifs sur la scène scolaire, ont échoué dans leur scolarité, ils ont par contre réussi à faire comprendre certains impensés de l’institution, de la relation pédagogique vis-à-vis de leur singularité. - La pédagogie institutionnelle adaptée mise en lien avec les modalités ou types d’attachement dans la relation permet d’accompagner des enfants dont les conduites ou les comportements nous parlent de leurs difficultés à « subjectiver », à symboliser, chez des enfants de l’échec et du trouble.
- Il s’agit là de prendre en compte les problématiques singulières d’enfants à « besoins éducatifs particuliers », afin de les convertir en productions scolaires moins centrées sur le manque et moins souffrantes dans les liens à l’autre, au groupe classe et à la connaissance.

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