25ème congrès de l'AFPEN

Montpellier 2017

Conférence simultanée vendredi 22 septembre de 10h15 à 11h

Valérie DELRANC

est Psychiatre à Montpellier
- à mi-temps au SESSAD Le Languedoc ;

- à mi-temps dans le service d’hospitalisation pour adolescents de la clinique « La Lironde ».

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Valérie DELRANC

Elle a dispensé de nombreux enseignements et formations auprès d’enseignants du
primaire et du secondaire, ainsi qu’encadré un groupe d’analyses de pratiques avec des psychologues scolaires.
Elle est l’auteur
d’une Thèse de psychiatrie en 1999 intitulée Phobie scolaire : revue de la littérature. Intérêt de la prise en charge institutionnelle à travers quatre cas clinique.

La phobie scolaire

(Titre provisoire)
- Depuis les années 2000 et surtout 2010 nous assistons à une augmentation considérable du nombre de jeunes qui sont déscolarisés (110 000 en 2015).
- Ce symptôme recouvre des réalités très différentes de phobie scolaire (décrite à partir des années 50 par Jonhson et al et développée depuis par les apports de J Bowlby, Sperling, A Birraux puis Lida Pulik).
- En relisant ma thèse écrite en 1999 j’ai réalisé que les éléments psychopathologiques énoncés à travers la littérature n’avaient pas changés. En revanche la part sociétale s’est radicalement transformée jusqu’à créer une situation dans laquelle certains enfants et adolescents ne se sentent pas protégés en milieu scolaire. C’est ainsi que des jeunes adolescents déjà trop anxieux de par leur psychopathologie personnelle et familiale, et se retrouvant dans un environnement qui va leur sembler dangereux (avec la réalité de l’augmentation des cas de harcèlement scolaire et de cyber harcèlement) vont décompenser sur le plan psychiatrique.
- Les demandes d’hospitalisation pour « déscolarisation » représentent sur l’année 2015 environ la moitié des motifs à l’admission dans notre unité d’hospitalisation en psychiatrie pour adolescents.
- Je reviendrai donc dans un premier temps sur la notion de phobie scolaire ou refus scolaire anxieux.
- Je tenterai ensuite d’évoquer les mutations de notre société ayant modifié le rapport des adolescents avec l’institution scolaire. J’analyserai les causes du sentiment d’insécurité de certains jeunes au collège ou au lycée qui expliquent l’augmentation dramatique de ce phénomène de déscolarisation, lequel grève lourdement l’intégration de nos jeunes dans une société qui a déjà du mal à leur faire de la place.
- Enfin à travers quelques illustrations cliniques de prise en charge dans notre unité d’hospitalisation je développerai tout l’intérêt du travail en réseau avec les collèges et les lycées en particulier sur des dispositifs innovants (classes relais, « classes tremplin ») permettant le retour des jeunes vers la scolarité.

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